La porte : ce qui sépare, ce qui relie
J'ai toujours eu du mal à laisser une porte entrouverte. Fermée ou grande ouverte, jamais entre les deux. Une amie m'a fait remarquer un jour que c'était sans doute révélateur de mon rapport aux choix en général : j'ai du mal avec l'indécision, avec les positions intermédiaires.
Un symbole de seuil, avant tout
La porte marque un passage, une frontière entre deux états, deux pièces, deux mondes parfois. Dans beaucoup de traditions anciennes, on plaçait des divinités protectrices précisément aux portes des maisons ou des villes, Janus chez les Romains par exemple, ce dieu à deux visages qui regardait à la fois vers l'intérieur et vers l'extérieur, symbole même du passage et des transitions.
Ce qu'elle représente symboliquement
Une porte ouverte évoque une opportunité, une invitation, un accès possible à quelque chose de nouveau. Une porte fermée évoque un refus, une protection, parfois un secret gardé. Une porte qu'on n'arrive pas à ouvrir dans un rêve, malgré tous les efforts, évoque souvent une frustration réelle face à un obstacle qu'on ne parvient pas à franchir dans sa vie éveillée.
Ce que sa présence dans un rêve évoque
Si vous rêvez régulièrement de portes, en particulier de portes qui se multiplient ou qui changent de forme, ça peut évoquer une période de choix multiples, où plusieurs chemins s'offrent à vous sans que vous sachiez lequel prendre. Ce n'est pas un hasard si on retrouve ce symbole si fréquemment dans les périodes de reconversion professionnelle ou de rupture amoureuse.
Une anecdote toute simple
Quand j'ai quitté mon poste en librairie pour me consacrer à Signifika, j'ai rêvé plusieurs nuits d'affilée d'un long couloir bordé de portes identiques, sans aucune indication sur ce qu'elles cachaient. Je me réveillais chaque fois avant d'en ouvrir une seule. Je crois que ce rêve traduisait simplement ma peur de me tromper de choix, plus qu'un vrai message à décoder.
Une nuance importante
On dit souvent que quand une porte se ferme, une autre s'ouvre, une phrase que je trouve un peu trop consolante pour être toujours vraie. Parfois une porte se ferme, tout simplement, sans qu'aucune autre n'apparaisse tout de suite derrière. Il faut parfois rester un moment dans le couloir, sans porte à portée de main, avant que quelque chose de nouveau ne se présente. Ce n'est pas confortable, mais c'est souvent plus honnête que la formule toute faite.
Prenez soin de vos rêves.
— Olivier